Le gouvernement pourrait légiférer sur le secteur optionnel
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Après le « niet » de la Mutualité

Le gouvernement pourrait légiférer sur le secteur optionnel

Imprimer Le Quotidien du Médecin 18/10/2011

 

En déclarant que les conditions ne sont pas réunies pour un accord sur le secteur optionnel, la Mutualité bloque la signature d’un avenant conventionnel. Xavier Bertrand n’exclut pas de légiférer.
 
La petite musique de la MSA
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PLFSS, accès aux soins

La petite musique de la MSA

Imprimer Le Quotidien du Médecin 18/10/2011

 

DEUXIÈME régime de protection sociale en France (27,7 milliards d’euros de prestations versées pour 5,6 millions de bénéficiaires dont 3,5 millions protégées en maladie), la Mutualité sociale agricole (MSA) entend continuer à promouvoir son modèle (guichet unique gérant les risques santé, famille, retraite et recouvrement de l’ensemble de la population agricole) mais aussi ses valeurs et ses atouts, dans un contexte de forte contrainte économique.

 

 
Accidents médicaux dans les établissements
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Accidents médicaux dans les établissements

Des réclamations en forte hausse

Imprimer Le Quotidien du Médecin 14/11/2011
La société hospitalière d’assurances mutuelles (SHAM), qui assure 60 % des lits de médecine, chirurgie, obstétrique, publie son 7e panorama du risque médical. Les réclamations sont reparties à la hausse en 2010. Le montant des condamnations reste élevé, 194 000 euros en moyenne, toutes disciplines confondues.

À L’HÔPITAL et en clinique, neuf réclamations pour préjudice corporel sur dix ont une origine médicale.

En 2010, la SHAM en a enregistré 5 242 : 10 % de plus qu’en 2009, pour un coût de 199,6 millions d’euros. « Cela ne veut pas dire que les soins se dégradent dans les établissements », observe Dominique Godet, le directeur général de SHAM. Etant donné que la proportion des condamnations reste stable, Dominique Godet y voit plutôt la confirmation que la médecine se judiciarise. Les plaintes sont plus fréquentes car « les patients s’estiment mal traités, à juste titre, ou pas », dit-il.

Toujours en tête des spécialités les plus à risques, la chirurgie, l’obstétrique et les urgences sont à l’origine de plus de deux réclamations sur trois. L’orthopédie demeure la première spécialité chirurgicale mise en cause. « Cette spécialité a, par nature, et malgré une politique active de lutte contre les infections, un risque infectieux important dû notamment aux poses et déposes de matériels, analyse SHAM dans sa présentation. Cela ne signifie pas pour autant que l’origine nosocomiale de l’infection soit retenue in fine ». Les réclamations liées aux infections nosocomiales sont stables (19 % du total). En obstétrique, SHAM, qui assure deux accouchements sur trois, a enregistré 291 réclamations l’an passé. Le niveau des condamnations reste élevé, 194 000 euros en moyenne, toutes disciplines confondues. Le coût des sinistres clos a progressé de 14 % entre 2006 et 2010.

Mutualisation du risque lourd.

SHAM, outre les établissements de santé, couvre également 2 000 médecins libéraux exerçant en clinique privée, dont 600 obstétriciens. Les garanties qu’elle propose sont les plus élevées du marché : 8 millions d’euros par sinistre, et 16 millions d’euros par an. Pour être assuré par SHAM, un obstétricien sans sinistralité particulière doit débourser 20 000 euros par an. Un chirurgien orthopédique, 11 500 euros. Un anesthésiste, 7 500 euros. Les primes seront stables en 2012, prévient SHAM, qui voit d’un bon œil se profiler la réforme de la responsabilité civile médicale mise sur pied par les pouvoirs publics. L’objectif est de mutualiser le risque médical lourd sur l’ensemble des professionnels de santé libéraux, moyennant une surprime de 15 à 25 euros par professionnel et par an. La mesure, intégrée à la proposition de loi Fourcade, a été retoquée par le Conseil constitutionnel cet été. La voici réintégrée dans un autre texte, le projet de loi de finances 2012, que le Parlement est en train d’examiner.

Pour SHAM, l’initiative va dans le bon sens. « Xavier Bertrand s’est engagé à remonter le plafond de garantie de 3 à 8 millions d’euros [seuil réglementaire de couverture minimale obligatoire, NDLR], rappelle Dominique Godet, directeur général de SHAM. Cela correspond à ce que fait déjà SHAM. Nous sommes très favorables à ce dispositif de mutualisation. Ce système donne une vraie réponse à l’inquiétude des médecins libéraux ». Ceux qui sont assurés par MIC, et ils sont environ 5 000, surtout des spécialistes à risques, pensent peut-être autrement. L’assureur irlandais couvre actuellement les sinistres médicaux à hauteur de 3 millions d’euros, le minimum réglementaire. Aura-t-il la solidité financière pour relever ses garanties sans augmenter brutalement ses primes d’assurance ? Beaucoup, en tout cas, se posent la question.

› DELPHINE CHARDON

* Le panorama de la SHAM est en ligne www.sham.fr

 

 
Secteur optionnel, dernier inventaire avant ouverture ?
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Régulation des dépassements d’honoraires

Secteur optionnel, dernier inventaire avant ouverture ?

Imprimer Le Quotidien du Médecin 03/10/2011
Une réunion des « financeurs » est programmée demain entre l’assurance-maladie et les complémentaires santé sur les objectifs, les moyens, le coût et l’évaluation du secteur optionnel qui autorisera de nouveaux dépassements encadrés et solvabilisés dans certaines spécialités. Les syndicats médicaux ont prévenu : pas question de renégocier les paramètres financiers du secteur optionnel (volume et taux de dépassements), ni son périmètre.

PASSÉS LES ULTIMATUMS gouvernementaux et conventionnels sur la création du secteur optionnel au 30 septembre, la tension est paradoxalement... retombée d’un cran. La date butoir officielle est certes révolue, toujours sans accord ; mais les tractations ont repris et le secteur optionnel se rapproche à nouveau depuis le geste d’ouverture des complémentaires qui ont suggéré une séance de clarification générale « entre financeurs », autrement dit sans les syndicats de médecins.

 

 
La rispote de la MGEN
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Taxes sur les mutuelles, « pactole »

La riposte de la MGEN

Imprimer Le Quotidien du Médecin 05/10/2011

 

Taxées dans le plan de rigueur, accusées de disposer de « trésor » caché, les mutuelles sont sur le banc des accusés. La MGEN se rebiffe.

LE TON CALME ET POSÉ cache difficilement l’incompréhension et l’amertume. Thierry Beaudet, président de la Mutuelle générale de l’éducation nationale (MGEN), est sorti de son silence pour dénoncer la hausse de la taxation des complémentaires et pour répondre aux critiques autour d’un « pactole des mutuelles ». Chiffres à l’appui, il présente sa « vérité » sur la situation économique de la MGEN. Créée en 1946, assurant la couverture santé de près de 3 millions de personnes, la MGEN a la réputation d’être la plus robuste des mutuelles. La hausse des taxes a toutefois le don d’exaspérer son président. « Ce n’est pas un simple mouvement de mauvaise humeur, comme l’a indiqué le ministre de la Santé, déclare Thierry Beaudet. Il n’y a pas un pays où un pan de l’économie a subi une telle hausse des taxes en si peu de temps ».

Depuis la première contribution des complémentaires santé sur la CMU fixée à 1,75 % en 2004, la situation a changé. La taxe CMU a été progressivement portée à 6,27 % en 2011. Avec le plan de rigueur présenté début septembre et le passage de 3,5 à 7 % de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA), les complémentaires seront désormais sollicitées à hauteur de 13,27 % de leur chiffre d’affaires, chaque année. « Le montant de l’ensemble des taxes représentera environ 150 millions d’euros en 2011 et 200 millions d’euros en 2012 », précise Thierry Beaudet.

 

 


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