Médecine dentaire esthétique : Quelle avancée !

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On y a rêvé, certains praticiens nous ont permis de le réaliser. Dorénavant, les injections d’acide hyaluronique dans les tissus mous du bas du visage (globalement le tiers inférieur du visage) sont autorisées par les pouvoirs publics.

 

Il faut vraiment faire l’éloge de tous ceux qui sont arrivés par leur volonté, par leur lucidité et par leur persévérance à obtenir que nous, chirurgiens-dentistes, fassions de la médecine dentaire esthétique.

 

Ce n’est que logique.

 

 

Nous qui réalisons tous les jours en moyenne une vingtaine d’anesthésies de tout genre (y compris dans le secteur sous-orbitaire), nous qui arrivons à relever la membrane sinusienne pour augmenter la hauteur osseuse, nous qui faisons des prélèvements d’os dans la région ramique ou mentonnière, nous qui posons des implants pour créer des « racines artificielles », nous qui appliquons les principes de la régénération tissulaire guidée, nous qui mettons des membranes PRF après avoir fait un prélèvement sanguin, nous qui soignons les ATM traumatisés, nous qui faisons de la chirurgie de haute voltige…, nous pouvons comprendre qu’injecter un peu de produits autour des lèvres entre dans le cadre de notre compétence.

 

Aujourd’hui cela semble normal. Mais la forte opposition probable ne rendait pas cette avancée aussi évidente. D’abord parce qu’il fallait tout simplement y penser.  Rappelez-vous que les actes de chirurgie buccale donnent lieu à un combat d’arrière-garde de ceux qui ne veulent pas reconnaître notre compétence élargie de chirurgiens-dentistes. Ensuite parce que les médecins esthétiques pourraient nous prendre pour des « concurrents » et contester notre compétence, alors que nous ne sommes que des confrères « correspondants ».

 

Nous voulons rassurer tous les médecins et chirurgiens spécialistes en médecine esthétique. Les patients que nous soignons sur le plan de la médecine dentaire esthétique ne sont pas ceux qui vont spontanément consulter les médecins esthétiques. Les patients qui s’adressent aux médecins esthétiques ne viendront pas dans nos cabinets pour réclamer des injections. Alors que nos patients qui découvrent avec nous le potentiel esthétique des injections seront dirigés vers les médecins et chirurgiens esthétiques dès lors que leur demande dépassera notre compétence qui reste limitée.

 

Nous avons des échanges extraordinaires à réaliser, car dès lors que les patients auront des demandes qui portent sur des zones qui s’éloignent de notre compétence, nous adresserons ces nouveaux patients aux médecins ou chirurgiens esthétiques. Alors, concurrents ? Non, complémentaires comme cela a toujours été le cas.  Poursuivons dans ce sens et améliorons en permanence notre relation de complémentarité médicale.

 

Comment ne pas finir ce propos en remerciant tout particulièrement ceux qui se sont investis dans cette démarche novatrice et notamment le Docteur SALAMA Jean-Pierre à Levallois-Perret qui a tout fait pour que son projet de compétence élargie aux tissus mous péribuccaux se réalise. Remercions aussi les membres du conseil national de l’ordre des chirurgiens-dentistes qui ont compris et favorisé l’évolution positive de notre profession.